L’AFG dubitative et inquiète par le scénario de déclin pour l’emploi, le pouvoir d‘achat et l‘industrie proposé par le Ministère de la Transition écologique et solidaire

Partie prenante aux discussions liées à la programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) et à la stratégie nationale bas carbone (SNBC), l’Association Française du Gaz (AFG) s’étonne de la mise au débat par le Ministère de la Transition écologique et solidaire d’un scénario déconnecté de la réalité des ménages, des entreprises et des besoins énergétiques de notre pays.


Le scénario proposé envisage notamment une taxe carbone de 600 euros la tonne en 2050 (soit 12 fois plus qu’actuellement), un déclin programmé de l’industrie française avec 40 % de consommation énergétique en moins et nie la volonté des agriculteurs de développer le gaz renouvelable avec une part de 114 TWh de biogaz, en dessous de tous les scénarios publiés.

L’Association Française du Gaz souhaite rappeler quelques données économiques :

  • la hausse inconsidérée d’une taxe se répercute de manière tout aussi inconsidérée sur le consommateur final et ampute ainsi le pouvoir d’achat des ménages,
  • la vision d’une France largement désindustrialisée emporte avec elle la fin de milliers d’emplois. En l’espèce, l’industrie gazière représente plus de 160 000 emplois directs et indirects,
  • le biométhane est produit aujourd’hui à des coûts comparables à ceux de l’éolien terrestre ou photovoltaïque et reste avec le gaz naturel une énergie particulièrement adaptée aux besoins de chauffage qui demandent une énergie facile à stocker.

 

L’Association Française du Gaz veut continuer à adopter l’esprit constructif qui l’anime dans ces discussions avec le ministère et appelle à ce que ce scénario soit reconsidéré à la lumière de la situation des ménages et des entreprises.

 

Lire le communiqué de presse

 

10 Avril 2018

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